Généralité sur la RÉDUCTION MAMMAIRE
La réduction mammaire est une intervention chirurgicale qui permet de retrouver une harmonie de la silhouette, en créant un équilibre entre la poitrine et le reste du corps en particulier avec « la générosité des hanches et du bidou ».
Beaucoup de patientes me racontent que leur réduction mammaire les a fait fondre ! par l’effet déclencheur de cette intervention. Et d’autres spontanément en se redressant ont gagné « 5 cm en hauteur, de fierté ». Elles ont gagné en assurance et sont fières d’elle.
En effet les patientes viennent me voir avec un passé lourd de complexes, de mal être et elle ne se regarde plus elle-même. Elles avouent ou donnent avec une petite voix leur poids qui les dérangent tant. Il est bien difficile de perdre du poids quand vos seins vous cachent les pieds voir, cachent les chiffres sur la balance. Certaines même me disent, avec les yeux baissés, qu’elles ne voient plus depuis longtemps leur nombril.
Il y a bien un déséquilibre ou disharmonie.
Et cette intervention va leur permettre, enfin, de retrouver leur corps leur « moi » et ainsi se prendre en main et pouvoir perdre du poids et souvent sans grand régime alimentaire juste en retrouvant l’estime d’elle-même.
Il y a aussi les toutes jeunes filles victimes des risées de leurs « amis » de l’école, qui viennent me voir : le plus souvent accompagnée d’une maman, qui culpabilise de ne pas avoir pu leur épargner cette silhouette. Parfois même les mères me disent regretter de ne pas avoir bandé les seins de leur fille… heureusement je peux les rassurer : ça n’aurait servi à rien.
Ces jeunes adolescentes sont perdues au fond de grand pull et se cachent en se voutant sur leurs seins. Le mal être s’installe avec les complexes, la perte d’estime de soi. Les cours de gym à l’école, l’achat du maillot de bain pour la piscine ou les vacances sont autant d’épreuves du quotidien.
ET puis il y a aussi les femmes qui ont eu une grossesse « agressive » avec leur corps, les kilos se sont installés au fil des enfants, les seins ont augmenté d’un bonnet à chaque grossesse et le ventre s’est lui aussi invité dans ce changement. Et surtout les kilos ne sont pas là où il faudrait !! Et c’est elle-même après la réduction mammaire qui me disent « déjà, docteur j’aurais dû le faire plus tôt !! Et j’aurais même du le faire, avant mes grossesses, mais en plus ça y est j’ai pris mon corps en main et j’ai perdu ce poids des maternités ! Et j’ai retrouvé une certaine féminité, plus sensuelles et glamour, je vois beaucoup moins ces petits « dommage de la maternité », je les accepte mieux ils font partie de ma vie de femme et maintenant de mère ».
C’est bien toujours une question d’harmonie.
Et quand arrive « l’orage de la ménopause » ! Là aussi nous ne sommes pas égales devant elle, il y a une prise de poids qui s’est installée au fil des années et qui s’accumulent un peu partout et des seins jusque là généreux et glamour deviennent trop lourds, nous courbent le dos et nous rapetissent !
L’intervention reste simple : c’est une réduction mammaire. Là aussi la « magie des seins » réopère et réharmonise la silhouette.
Les interventions seront parfois différentes et nous y reviendrons.
La réduction mammaire, ou mammoplastie de réduction, est une intervention chirurgicale visant à réduire le poids et le volume des seins mais aussi à modifier la place et la taille de l’aréole et du mamelon qui sont trop larges. Cette procédure peut être réalisée pour diverses raisons, allant déjà de mal de dos persistants à du désir d’améliorer l’esthétique de sa poitrine que ce soit au cours de l’adolescence ou après les grossesses, la ménopause mais aussi après un amaigrissement important.
Et il y a aussi les petites malformations dites « seins tubéreux hypertrophiques », asymétrie mammaire qui font aussi beaucoup de désagréments au quotidien.
Les techniques évidemment varient, se complètent et se conjuguent de façon différentes.
Les candidates
La décision de bénéficier d’une réduction mammaire ne doit pas être prise à la légère. Il est essentiel que patientes soient en bonne santé, aient SURTOUT des attentes réalistes et comprennent les risques potentiels associés à l’intervention.
Les vrais signes décisifs, ce sont les patientes qui les expriment le mieux : le mal de dos, ce point dur entre les omoplates qui contraint à rester penchée en avant et dont la douleur se propage jusqu’à la nuque et aux épaules ; l’impression de ne plus parvenir à s’habiller ; le fait de ne plus supporter ses seins, au propre comme au figuré, un mal être, une mésestime de soi.
Et ne parlons pas du regard des autres, quels qu’ils soient.
1 – Conditions physiques et psychologiques
- Il faut pour cette intervention que vous soyez en bonne santé et que, sur le plan psychologique, vous ayez des attentes réalistes quant aux résultats possibles.
- Il faut que ce soit une décision prise par vous-même, jamais par l’entourage, même le plus bienveillant qui soit.
- Ne jamais se faire opérer après un grand chagrin d’amour, ou dans l’immédiateté d’une épreuve de vie bouleversante : laisser le temps de l’émotion vive, puis celui de la réflexion, puis la sérénité pour être opérée.
2 – Contre-indications et facteurs de risque
- Certaines conditions médicales, comme des troubles de la coagulation ou une mauvaise cicatrisation, peuvent constituer des contre-indications.
- Le tabagisme peut affecter négativement la guérison et augmenter les risques de complications post‑opératoires.
- Il est crucial d’avoir une discussion ouverte et honnête avec votre chirurgien à propos de votre historique médical et de vos habitudes de vie.
- Enfin, toute lésion atypique du sein en mamo‑échographie devient prioritaire sur tout geste esthétique du sein.
3 – Quelle taille pour mes seins ?
Le choix du volume de réduction est une décision cruciale qui influence le résultat final. Il est basé sur une évaluation minutieuse de votre anatomie (largeur de la poitrine, distance entre le bord inférieur de l’aréole et du sillon sous‑mammaire, qualité de la peau, quantité de tissu mammaire existant et aussi votre silhouette) et une compréhension claire de vos attentes. Il s’agit finalement d’une équation complexe et pour laquelle mes 25 ans d’expérience sur cette hyperspécialité me rendent bien service !!
L’objectif est d’atteindre un résultat harmonieux et proportionné à votre silhouette selon vos désirs.
Attention : le sein est fait de graisse et de glande qui est plus lourde. Donc, en fonction de la constitution du sein de chacune, le poids de la résection varie.
Mais c’est bien à ma consultation que nous travaillerons sur ce sujet essentiel.
En résumé, je dirais qu’il faut partir de la taille de votre bonnet actuel (car je ne touche pas à votre tour de dos) et, en fonction de votre âge, de votre silhouette, de votre taille et de vos desiderata, nous nous projetterons sur un bonnet final. Mais bien entendu je n’ai pas de soutien‑gorge stérile au bloc que je peux vous mettre en cours d’intervention ! C’est sur la confiance que nous nous engageons ensemble. Et j’aime à dire qu’il vaut mieux un sein un peu trop gros, qui est facile à retoucher, qu’un sein trop petit pour lequel il faudra remettre une prothèse mammaire avec ses contraintes.
Certaines aiment bien m’apporter des photos de seins qu’elles voudraient : c’est déjà une bonne démarche qui permet de se projeter et de savoir si cela est possible et réaliste. Encore une fois, nous examinerons ensemble vos idées, vos images et votre morphologie pour s’adapter au plus près de vos désidératas.
4 – Importance d’un bilan préopératoire
- Avant l’intervention, vous rencontrez l’anesthésiste qui va prendre en compte vos antécédents chirurgicaux, vos traitements anciens et en cours. Il vous prescrira une prise de sang.
- Pour ma part, en fonction de votre âge et de vos antécédents personnels et familiaux, je demande une échographie complétée plus ou moins d’une mammographie. Ce bilan radiologique est essentiel, datant de moins de un an, car toute lésion mammaire deviendrait prioritaire sur le geste esthétique. Cette étape est incontournable pour préparer votre intervention.
Intervention elle‑même
1 – Comment se passe l’intervention ?
Le jour de l’intervention nous nous retrouvons au bloc. Après vérification de votre identité par moi‑même et toute mon équipe, je dessine des repères sur vous comme des « repères de couture » et nous pouvons reparler des décisions prises ensemble, en particulier la taille de votre futur bonnet. Puis l’anesthésiste vient contrôler votre état et vous endort.
Je vous opère en position semi assise (en position semi allongée, comme à la plage, les seins sont tous identiques et surtout étalés) alors qu’ils « se révèlent » en position semi assise. C’est dans la position assise que l’on jauge le mieux leur singularité, leur forme et leur volume. Je vous installe avec les bras le long du corps pour ne pas modifier la position physiologique du sillon sous mammaire et surtout pour vous opérer tel que vous les retrouverez dans le miroir le soir même. Il ne faut pas croire les émissions de TV où les patientes sont installées les « bras en croix », qui déforment le sillon sous mammaire, qui tendent le muscle pectoral et qui surtout remontent « artificiellement les seins » sous les oreilles !!
Je laisse dans le champ opératoire — l’espace visible de la peau pendant l’intervention — les épaules et les hanches, de façon à réduire le volume des seins en harmonie avec votre silhouette.
En outre, cette position permet des suites opératoires beaucoup plus simples car vous n’aurez jamais besoin de porter un soutien gorge de contention, serré avec une bande scratch pour soi‑disant « tenir les seins » !
Et de plus cette position semi assise me permet de vous avoir droite telle que vous serez fière de votre nouvelle silhouette devant votre miroir. Je fais moi‑même toutes les sutures et j’aime ce dernier temps opératoire où mon job se termine. J’aime ce moment qui clôt l’intervention. Et aussi je pratiquerai, à la fin des sutures, le passage du laser sur vos cicatrices pour encore les atténuer.
2 – La réduction mammaire elle‑même
Pour la réduction mammaire elle‑même je procède par étapes et je fais peser par mon infirmière chaque élément glandulaire que je retire pour m’adapter à votre demande et tenter d’être le plus symétrique possible.
C’est de la « haute couture » car je m’adapte à vous et je pratique pour chacune une réduction selon votre demande : c’est bien sur votre corps que je façonne votre sein, et je ne pars pas sur un schéma identique pour tout le monde (comme dans le prêt‑à‑porter !!). Pour cela j’ai plusieurs techniques, mon expérience de 25 ans de cette intervention, la pratique quotidienne de la reconstruction mammaire après cancer du sein (là il faut vraiment s’adapter à chacune) qui me permettent de faire du vrai « sur‑mesure ».
3 – Les cicatrices, où sont elles ?
Pour la réduction mammaire, je dois réduire le volume du sein, adapter le nouvel étui cutané, et le remonter, et y associer très souvent une réduction de l’aréole qui s’est élargie sous le poids du sein.
Cette intervention doit respecter IMPÉRATIVEMENT la forme du sein qui lui donne tout son glamour… un cône tronqué dans la partie haute disent les livres de chirurgie mammaire mais je préfère dire « une jolie pomme », objet de tant de tentations !!
La forme du sein prime sur le nombre de cicatrices disait un de mes patrons ! Et après 25 ans de chirurgie mammaire je confirme !!! La FORME du sein donne le SEIN et son glamour.
Il faut donc une cicatrice autour de l’aréole, une cicatrice verticale sous l’aréole et une horizontale dans le sillon sous mammaire qui vont permettre de résoudre toutes ces contraintes :
On notera que la plus visible est la verticale avec celle de l’aréole ! La cicatrice sous mammaire reste dans le pli du sein même si elle sort un peu vers la bretelle horizontale du soutien gorge.
Nous pourrions être tentée de proposer une cicatrice unique péri‑aréolaire. Mais dans ce cas, elle supporte toute la tension du poids de la glande sur un seul diamètre de 4 cm, aussi s’élargit‑elle inévitablement et donne au sein une forme de « tomate écrasée » sans ce joli cône ni ce côté projeté que nous aimons.
Cette technique n’est quasiment plus utilisée en réduction mammaire vraie.
Il faut la cicatrice verticale pour répartir les tensions cutanées et remonter le sein : un peu comme le balconnet du soutien gorge qui remonte le sein.
Après, c’est bien la qualité des tissus du sein qui feront tenir le sein au mieux. Une peau fine se laissera plus facilement distendre qu’une peau épaisse.
De même, le tabac abîme la peau, la rend plus fragile et en plus de faire des cicatrices larges et colorées, il fragilise l’élasticité de la peau. Enfin l’âge : chez une jeune fille qui n’a pas encore subi les variations de poids et d’hormones, la peau sera plus « solide ».
C’est bien en consultation que nous pourrons en parler ensemble.
La réduction mammaire va‑t‑elle augmenter les vergetures ?
L’intervention ne déclenche aucune formation de vergetures :
Il faut savoir que les vergetures ne sont pas vraiment liées à la prise de poids mais bien à une sécrétion excessive de cortisol (hormone sécrétée par une petite glande située au‑dessus du rein – glande surrénale). Cette sécrétion a souvent lieu au moment de l’adolescence et chez les jeunes femmes qui ont une première grossesse jeune avant 25‑30 ans.
Par contre une peau qui a des vergetures fera a priori des cicatrices plus fines et plus blanches. Il n’y a pas que des inconvénients à avoir des vergetures !
4 – Et le laser sur les cicatrices
Pour encore améliorer vos cicatrices, je vous ai proposé l’option du laser Urgotouch :
en fin d’intervention, vous dormez encore quelques minutes, je garde mes gants, je flashe vos cicatrices à leur tout début de cicatrisation, pour limiter leur inflammation. Le geste est donc indolore pour vous.
L’appareil, via une cellule photoélectrique, me donne l’intensité du laser adaptée à votre type de peau et ainsi améliore la qualité en épaisseur et largeur de votre future cicatrice.
- Une seule séance suffit : c’est celle‑ci !
- Le laser améliore jusqu’à 53 % du volume de la cicatrice à la semaine 26 selon l’étude du laboratoire URGIO.
- En moyenne, c’est plus d’un tiers de réduction en épaisseur et largeur de la cicatrice.
- Même si la cicatrisation reste un phénomène aléatoire dont la qualité ne peut jamais être garantie.
- L’important reste une bonne hygiène de vie, d’abord sans tabac.