Je reçois souvent à ma consultation des patientes qui s’excusent de me consulter : « je n’ai pas de cancer mais… »
« Oui mais… »
« Oui, je me sens mal dans ma peau, je ne me supporte plus, j’ai l’impression d’être vieille, rabougrie sur mes seins, ils tombent, ils recouvrent ma silhouette et je les cache devant mon conjoint, devant les copines dans le vestiaire de la piscine… »
Et cela à tous les âges.
La jeune fille dans un grand pull sombre accompagnée d’une maman qui culpabilise de n’avoir pas bandé les seins de sa fille. La jeune maman désespérée d’avoir pris encore une taille de bonnet après sa grossesse, en plus des vergetures : « j’ai pris trop de poids, je ne m’en sors pas ».
Et enfin la cinquantenaire qui voit arriver l’orage de la ménopause et sa cohorte de désagréments, dont ces seins lourds et tombants qu’elle ne supporte plus.
Ces seins tombants et lourds qui s’invitent dès la puberté, mais tout au long de la vie : « Désolée docteur, mais j’ai les seins qui sont lourds et qui tombent DÉJÀ !! Est-ce normal ? »
Je ne peux pas répondre à la question, car c’est Dame Nature qui s’invite toute seule ! Mais là encore, la chirurgie peut bien améliorer la confiance en soi, en plus de la forme de vos seins.
Et c’est là qu’il faut prendre son temps pour bien analyser vos seins : la forme des seins, la taille de l’aréole, la position de l’aréole et le volume du sein. Ce sont bien ces quatre éléments qui vont vous amener à envisager un lifting mammaire.
Cette intervention va :
Aussi le chirurgien doit-il connaître et pratiquer les différentes techniques, pour les « marier ensemble » et ainsi optimiser votre résultat final.
Première question qui détermine l’arbre décisionnel : le volume est-il suffisant ? Ai-je besoin ou envie d’une prothèse ?
Deux possibilités :
Sur cette page, nous parlerons du lifting sans prothèse.
La jeune fille est née avec des seins imposants et qui tombent, ou la jeune maman a des seins qui n’ont pas perdu le volume qu’ils ont pris pendant la grossesse et sont même plus volumineux qu’avant.
Autre situation (toujours hormonale !) : au décours de la ménopause, les seins ont augmenté de volume. Ils pèsent lourd et alourdissent globalement la silhouette.
Mal de dos, inconfort et mal-être s’installent. Il devient temps de faire un lifting mammaire avec une réduction mammaire, et cela évidemment SANS PROTHÈSE ! Il y a « trop de sein », je ne vais pas « en rajouter » !
Ce lifting avec réduction se voit sur les photos d’évolution d’une réduction mammaire, avec le poids retiré et la taille de bonnet avant et après.
Certains de mes confrères se jettent sur les patientes et rajoutent systématiquement un implant pour faire « bimbo », bien rond bien rempli, quitte à enlever beaucoup de glande.
Ce n’est pas logique. Vous avez le volume en trop : il faut donc le diminuer. Rajouter du poids par une prothèse fera retomber le sein « comme la pomme au bout de la branche » ! En plus, une prothèse a ses contraintes et ses complications. Restons logiques et simples.
L’intervention est simple, sans les contraintes des prothèses, et se fait en ambulatoire, sans drain et sans douleur.
Il faut juste une réduction de volume du sein et un lifting mammaire sans prothèse.
Lorsque la patiente désire garder la même taille de bonnet de son soutien-gorge et qu’elle compte, avec mon aide, juste remonter ses seins, j’effectue un lifting mammaire sans réduction de volume glandulaire. Je supprime l’excès de peau qui fait tomber le sein et je redonne une jolie forme au sein, avec une aréole remontée et centrée.
C’est la cure de ptose simple, ou lifting du sein, avec les trois cicatrices en T inversé.
L’intervention est sans rajout de prothèse puisque le volume de votre sein suffit. Nous sommes donc sans les contraintes des prothèses et l’intervention se fait facilement en ambulatoire, sans drain ni douleur, et quasi sans arrêt de travail : juste 24 à 48 h de télétravail.
C’est l’équivalent de la réduction mammaire sans la résection de glande mammaire : juste un redrapage cutané, c’est-à-dire un lifting mammaire.
Choisir de réaliser un lifting mammaire est une démarche personnelle importante. En tant que chirurgienne, mon rôle est de vous accompagner pas à pas, avec toute la douceur, l’écoute et l’attention que vous méritez, pour que ce projet soit une réussite partagée.
Pour que cette intervention se déroule dans les meilleures conditions, votre bien-être global est ma priorité :
Parce que votre sécurité est non négociable, nous évaluerons ensemble chaque aspect médical lors de notre rencontre :
Le choix du volume de votre poitrine après un lifting est une décision cruciale qui influencera directement le résultat final. C’est ici que notre collaboration prend tout son sens.
Ce choix repose sur une évaluation minutieuse et individualisée de votre anatomie : la largeur de votre poitrine, la distance entre le bord inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, la qualité de votre peau, la quantité de tissu mammaire existant, ainsi que l’ensemble de votre silhouette.
Il s’agit d’une équation complexe pour laquelle mes 25 ans d’expérience dans cette hyperspécialité seront notre meilleur atout pour vous guider. Mon objectif est de vous offrir un résultat harmonieux, naturel et parfaitement proportionné à votre silhouette, en totale adéquation avec vos attentes et votre projet de vie.
En résumé, notre point de départ sera toujours la taille de votre bonnet actuel (l’intervention ne modifiant pas votre tour de dos). C’est en croisant cette donnée avec votre âge, votre silhouette, votre taille et, bien sûr, vos attentes profondes, que nous imaginerons ensemble votre bonnet final.
Un conseil d’experte : j’aime souvent rappeler qu’il vaut parfois mieux diminuer légèrement le volume du sein afin d’assurer la pérennité du résultat. Pour utiliser une image simple, cela permet à la « pomme qui est au bout de la branche » de ne pas retomber trop vite sous l’effet de la gravité, vous offrant ainsi une poitrine galbée plus durablement.
Certaines d’entre vous apprécient de m’apporter des photos de poitrines dont le rendu leur plaît. C’est une excellente démarche ! Cela nous permet de poser des images sur vos souhaits, de vous projeter et de valider ensemble ce qui est chirurgicalement possible et réaliste pour votre morphologie.
Une fois encore, nous examinerons tout cela ensemble, main dans la main. Vos idées, vos visuels et votre anatomie seront le point de départ d’une solution sur mesure, au plus près de vos désirs.
Pour aborder le jour de l’intervention avec une sérénité totale, une préparation médicale rigoureuse est indispensable. Ce bilan préopératoire se déroule en deux étapes clés :
Cette étape d’imagerie est absolument incontournable pour sécuriser et préparer au mieux votre projet chirurgical.
Le jour de l’intervention, nous nous retrouvons au bloc opératoire. Après une vérification rigoureuse de votre identité par moi-même et toute mon équipe, je commence par dessiner des repères sur votre peau. À la manière de repères de couture, ils nous permettent de revalider ensemble les décisions prises en consultation, en particulier la taille de votre futur bonnet et l’éventuelle réduction du volume glandulaire. C’est ensuite au tour de l’anesthésiste de contrôler votre état et de vous endormir en toute sérénité.
Pour cette chirurgie, j’ai mes propres exigences techniques afin de vous garantir le résultat le plus naturel et durable possible :
Grâce à cette installation minutieuse en position semi-assise, les suites opératoires sont beaucoup plus simples : vous n’aurez par exemple jamais besoin de porter un soutien-gorge de contention lourd, serré et équipé d’une bande scratch pour soi-disant « tenir les seins » !
Cette exigence me permet de vous savoir bien droite, prête à être fière de votre nouvelle silhouette face à votre miroir. Je réalise moi-même l’intégralité des sutures. C’est un temps opératoire que j’affectionne particulièrement, car il clôt l’intervention et concrétise tout notre travail. Enfin, dès la fin des sutures, je pratiquerai un passage du laser sur vos cicatrices afin de stimuler leur bonne guérison et de les atténuer au maximum.
Pour le redrapage cutané (le lifting du sein en lui-même), je procède de manière extrêmement minutieuse et par étapes. Durant l’intervention, je fais systématiquement peser par mon infirmière chaque élément cutané ou glandulaire retiré. Cette rigueur chirurgicale est essentielle pour m’adapter précisément à votre demande et obtenir le résultat le plus symétrique et naturel possible.
C’est un véritable travail de « haute couture ». Loin des schémas standardisés et reproductibles du « prêt-à-porter », je façonne chaque sein selon vos désirs et votre morphologie unique. C’est votre corps qui guide mon geste.
Pour y parvenir, je m’appuie sur plusieurs techniques chirurgicales complétées par :
C’est cette double expertise qui me permet de vous proposer aujourd’hui un projet de chirurgie esthétique entièrement sur mesure, respectueux de votre anatomie et de votre histoire.
Pour réaliser un lifting mammaire, avec ou sans réduction de volume, mon rôle est d’adapter l’enveloppe cutanée pour remonter la poitrine. J’y associe très souvent une réduction de l’aréole, car celle-ci a tendance à s’élargir sous le poids du sein au fil du temps.
Dans ma pratique, un principe fondamental guide chaque geste : la forme du sein prime avant tout. Les manuels de chirurgie décrivent souvent le sein comme « un cône coiffé de son aréole », mais je préfère de loin l’image d’une « jolie pomme », pleine de vie et de naturel. C’est cette forme harmonieuse qui donne tout son galbe à la poitrine.
Pour répondre parfaitement à ces exigences de galbe et de projection, trois cicatrices (la technique dite en « T inversé » ou « ancre marine ») sont nécessaires :
Pourquoi éviter la cicatrice unique autour de l’aréole ? On pourrait être tentée de privilégier une cicatrice unique péri-aréolaire pour masquer l’intervention. Cependant, avec cette technique, la cicatrice doit supporter à elle seule toute la tension et le poids de la glande mammaire sur un diamètre réduit de 4 cm. Inévitablement, elle finit par s’élargir, et le sein perd son joli cône pour prendre la forme d’une « tomate écrasée », sans aucune projection. C’est pourquoi cette technique ne doit plus être utilisée pour un véritable lifting mammaire.
La présence de la cicatrice verticale est indispensable : c’est elle qui permet de répartir harmonieusement les tensions cutanées et de remonter le sein. Pour mieux l’imaginer, elle agit un peu comme le balconnet d’un soutien-gorge qui vient soutenir et galber la poitrine.
Par la suite, c’est la qualité naturelle de vos tissus mammaires qui assurera la bonne tenue du sein dans le temps :
Chaque corps est unique, et c’est précisément au cours de notre consultation que nous pourrons analyser ensemble la nature de vos tissus afin de concevoir le projet le plus adapté à votre anatomie.
Rassurez-vous, l’intervention ne déclenche aucune formation de vergetures.
Il est intéressant de savoir que, contrairement aux idées reçues, les vergetures ne sont pas directement liées à une simple variation de poids. Elles découlent en réalité d’une sécrétion excessive de cortisol, une hormone produite par les glandes surrénales (de petites glandes situées juste au-dessus des reins). Ce pic de sécrétion survient généralement à des périodes clés de la vie hormonale, le plus souvent durant l’adolescence ou lors d’une première grossesse avant l’âge de 25-30 ans.
La note positive : si votre peau présente déjà des vergetures, elle possède une particularité très encourageante pour notre projet : une peau vergetée a a priori tendance à donner des cicatrices plus fines et plus blanches. Comme quoi, il n’y a pas que des inconvénients à avoir des vergetures !
Afin d’optimiser l’aspect final de vos cicatrices, je vous propose l’option du laser chirurgical.
Le protocole est conçu pour votre confort absolu : en toute fin d’intervention, alors que vous dormez encore pour quelques minutes, je garde mes gants et je flashe vos cicatrices à leur tout début de cicatrisation. Ce geste, réalisé au bloc opératoire, permet de limiter immédiatement l’inflammation. Il est donc totalement indolore pour vous.
L’appareil utilise une cellule photoélectrique de haute précision qui analyse votre peau pour adapter instantanément l’intensité du laser à votre phototype. Cette technologie permet d’améliorer significativement la qualité, l’épaisseur et la largeur de votre future cicatrice.
Les bénéfices de ce traitement laser précoce sont clairs :
Au-delà de la technique et du laser, le facteur clé d’une belle cicatrisation reste avant tout une bonne hygiène de vie, et en tout premier lieu une vie sans tabac.
Grâce au choix technique de vous opérer en position semi-assise, le pansement post-opératoire change lui aussi de philosophie. Il n’a plus du tout vocation à être serré ou compressif pour forcer le positionnement de votre poitrine.
Son rôle est aujourd’hui beaucoup plus doux et se concentre sur votre confort :
Une convalescence sereine repose sur une prise en charge anticipée et attentive de votre confort. Contrairement à certaines idées reçues, les suites d’un lifting mammaire sont peu douloureuses, y compris durant les tout premiers jours. Le médecin anesthésiste reviendra d’ailleurs en détail sur ce point lors de votre consultation préopératoire.
Pour vous permettre de préparer tranquillement votre retour à la maison, vous recevrez votre ordonnance directement sur votre boîte mail avant l’intervention. Cela vous permettra d’acheter vos médicaments à l’avance :
Mon objectif est que vous vous sentiez parfaitement entourée et en sécurité : vous ne serez jamais abandonnée « sans rien » face à la douleur.
Après l’intervention, votre corps entame son processus de guérison, ce qui entraîne des réactions locales tout à fait normales et passagères :
Ces manifestations sont temporaires et s’atténueront rapidement avec du repos et le respect des consignes post-opératoires que nous validerons ensemble.
Fidèle à ma philosophie de soins, je privilégie depuis 25 ans des suites opératoires légères : je ne réalise aucun pansement compressif et n’utilise jamais d’Elastoplast. Le site opératoire est simplement protégé par quelques compresses délicates.
Ce protocole d’une grande simplicité a largement prouvé son efficacité. Nos patientes l’apprécient beaucoup pour son extrême tolérance, son changement très facile et totalement indolore, ce qui s’avère particulièrement rassurant au quotidien.
De plus, ce micropore est déjà enduit de silicone, ce qui favorise l’obtention de très belles cicatrices. Dès le premier jour, nous unissons nos efforts pour prendre soin de votre peau et optimiser votre résultat !
La durée de l’hospitalisation est particulièrement courte et ne dure qu’une demi-journée. Dans la grande majorité des cas, je réalise cette intervention en ambulatoire : vous entrez le matin et vous rentrez dormir chez vous le soir même.
Cette prise en charge simplifiée est rendue possible grâce à des choix techniques rigoureux :
Avec le médecin anesthésiste, nous validerons ensemble lors de vos consultations les critères médicaux et logistiques pour confirmer votre éligibilité à ce mode de prise en charge. Rassurez-vous, l’ambulatoire est tout à fait possible dans 90 % des cas.
Une flexibilité pour votre sérénité : parce que votre confort psychologique et votre sécurité sont mes priorités, passer la nuit à la clinique reste une option totalement envisageable. Cette alternative est particulièrement recommandée pour les patientes qui habitent loin, qui se retrouveraient seules à la maison le premier soir, ou tout simplement pour celles qui se sentent plus rassurées par une présence médicale continue.
Après l’intervention, il sera nécessaire de porter un soutien-gorge nuit et jour pendant une durée de 4 semaines.
Cependant, j’insiste sur un point essentiel : ce soutien-gorge ne doit surtout pas vous serrer excessivement ni devenir une source de gêne. Comme je vous l’expliquais pour l’étape du bloc opératoire, c’est l’installation en position assise durant la chirurgie qui permet de placer définitivement et naturellement vos seins à la bonne place. Ce n’est donc pas le soutien-gorge qui façonne ou modifie la forme de votre poitrine. Il est simplement là pour vous soulager, accompagner vos mouvements et vous protéger de vos appréhensions légitimes durant la cicatrisation.
Pour votre sérénité et votre confort, la très grande majorité du temps, les fils utilisés pour les sutures sont internes et résorbables. Ils s’élimineront donc d’eux-mêmes sans que vous n’ayez à vous en soucier.
Dans les cas particuliers où des fils non résorbables seraient nécessaires, rassurez-vous : je les retirerai moi-même délicatement lors de notre consultation de suivi post-opératoire.
La maturation d’une cicatrice est un processus long qui s’étend sur au moins un an à un an et demi. C’est l’histoire naturelle des tissus, et elle se déroule en plusieurs étapes clés :
Pour cette raison, l’aspect définitif d’une cicatrice ne peut être véritablement jugé qu’entre 12 et 18 mois après l’intervention.
Une responsabilité partagée : j’aime souvent rappeler à mes patientes que si je réalise la cicatrice technique de la manière la plus minutieuse qui soit, c’est ensuite votre corps qui fait le travail de cicatrisation.
Ce phénomène biologique reste propre à chacune, imprévisible et tributaire de plusieurs facteurs :
C’est un sujet essentiel pour la réussite de votre projet, et nous aurons bien sûr tout le temps d’en échanger de vive voix lors de nos consultations.
Bien sûr, je fais moi aussi ma part du travail au bloc opératoire pour vous garantir le résultat le plus esthétique possible :
J’utilise depuis 20 ans des pansements de type micropore, directement collés à même la peau. Ils s’intègrent parfaitement à votre quotidien :
Pour franchir un cap supplémentaire vers l’excellence esthétique, j’ai choisi d’associer à mon geste l’usage d’un laser chirurgical.
Le protocole a lieu directement au bloc opératoire : dès que les sutures (les « coutures chirurgicales ») sont terminées, et juste avant de poser le pansement, je flashe les cicatrices à l’aide d’une pièce à main. Guidé par une cellule photoélectrique, l’appareil adapte instantanément son intensité à votre type de peau. C’est un geste totalement indolore, sans aucune contrainte pour vous, sans effet secondaire et qui ne nécessite aucune consultation supplémentaire.
Pour la petite histoire… j’ai définitivement adopté cette technologie après l’avoir testée pendant plusieurs mois, suite à une expérience marquante en consultation. En recevant une patiente pour son suivi, j’ai trouvé que les cicatrices que je lui avais faites présentaient un rendu absolument bluffant… avant de me rappeler soudainement que j’avais testé le laser sur elle, à sa demande, lors de son intervention ! Cette efficacité constatée de mes propres yeux a fini de me convaincre.
Cette intervention étant peu douloureuse et le retour à la maison rapide, la convalescence se déroule généralement de manière très simple. Dans la grande majorité des cas, un arrêt de travail n’est pas nécessaire :
Une précision administrative importante : si votre métier est particulièrement physique ou si vous ressentez une grande fatigue, il est essentiel d’anticiper cette période. En effet, s’agissant d’un acte de chirurgie esthétique pure (lifting simple ou réduction mammaire avec moins de 300 grammes de glande retirée par sein), la réglementation médicale ne me permet pas de vous délivrer un arrêt de travail pris en charge par la Sécurité Sociale.
Je vous invite donc à prévoir quelques jours de congés ou de repos en amont si votre activité professionnelle n’est pas compatible avec une reprise rapide sur ordinateur. Nous ferons le point ensemble lors de notre consultation pour organiser au mieux votre retour au quotidien.
Pour protéger vos cicatrices et garantir une guérison optimale, la reprise des activités doit se faire de manière progressive et raisonnée :
Toutes ces recommandations sont des repères généraux. Parce que chaque patiente est unique et récupère à son propre rythme, nous modulerons ces consignes ensemble, de façon sur mesure, lors de nos rendez-vous de suivi.
Et voici un point essentiel qui tient à cœur à la maman et au médecin humain que je suis : une jeune maman opérée peut tout à fait continuer à prendre son bébé dans ses bras ! La seule précaution est logistique : il faudra simplement que quelqu’un de votre entourage prenne le bébé pour vous le déposer délicatement dans les bras. Les câlins et les moments de tendresse restent donc totalement possibles, et ils sont même indispensables pour le bien-être du bébé comme de sa maman.
Il est tout à fait légitime de se poser une multitude de questions avant de franchir le pas : l’avenir d’un allaitement futur, l’évolution de la sensibilité de votre poitrine, le volume idéal à adopter… On est aussi souvent traversée par ce que l’on souhaite profondément au fond de soi, ou par les avis de ses proches.
N’hésitez jamais à noter absolument toutes vos interrogations pour me les soumettre. Aucune question n’est bête ou embarrassante, et aucune ne restera sans réponse. Nous prendrons tout le temps nécessaire pour avancer sereinement.
C’est pour moi une évidence absolue : vous êtes unique, et votre intervention doit l’être tout autant. Le résultat final doit offrir un rendu profondément naturel et vous donner le sentiment de pleinement « vous ressembler ». La chirurgie doit s’intégrer harmonieusement à vos proportions et répondre à vos attentes de vie.
C’est pour cela que nos échanges en consultation sont si riches et réguliers, et que nous prendrons encore le temps d’en reparler le jour même, juste avant d’entrer au bloc opératoire. C’est enfin pour cette quête de perfection naturelle que je choisis de vous opérer en position semi-assise, les bras le long du corps. Faites vous-même le test : allongez-vous sur le dos et mettez les bras en croix… vous verrez que la poitrine n’a plus rien de naturel ainsi ! Mon rôle est de sublimer vos seins tels qu’ils vivent au quotidien.