Lifting mammaire avec prothèse : corriger la ptose mammaire

Confidences

Quand je me suis installée en 1999, je n’étais pas encore maman moi-même… et je reçois à ma consultation une toute jeune femme de 19 ans, désemparée « comme un moineau tombé de son nid ». Elle venait d’accoucher de son premier bébé : « Docteur, mon corps est une catastrophe, je ne me reconnais pas, ce n’est pas moi. » En larmes… « Et mon mari non plus ! »

Oui, son corps venait de donner la vie, mais il avait subi brutalement tout l’orage hormonal, autant de la progestérone que des œstrogènes, mais surtout la tempête du cortisol qui l’avait « marqué de ses griffes », les tristement célèbres vergetures…

Oui, ses seins s’étaient vidés et son ventre était pendu au bout de son ombilic. Quel désarroi, et finalement aussi pour moi quelle découverte.

Petits « maux de la vie » mais « grands maux du corps », les vergetures, le vide, la peau distendue qui tombe. Je ne connaissais pas encore ce virage de la vie d’une femme.

Oui, c’était une forme d’urgence, de pouvoir en parler avec une inconnue sans jugement et sans rappel à son statut de mère : savoir qu’un jour on pourrait réparer et que ça n’était sûrement pas de sa faute (c’est bien le cortisol du début de grossesse qui fait les vergetures et sûrement pas la prise de poids qui fait craquer la peau !). Savoir qu’il faudrait un peu de temps, le temps de vivre sa nouvelle vie de maman pour pouvoir enfin se reconstruire.

Car après les grossesses, c’est souvent une reconstruction qui est nécessaire pour retrouver confiance en soi et l’estime de soi et de son corps.

La ptose mammaire est souvent retrouvée dans les doléances post-maternité.

Mais elle peut aussi s’inviter dès la puberté, seins « pas finis, trop petits » et qui en plus « tombent déjà » !

« Désolée docteur, mais j’ai « déjà » les seins qui tombent, est-ce normal ? »

Je ne peux pas répondre à la question car c’est Dame Nature qui s’invite toute seule ! Mais là encore, la chirurgie peut bien améliorer la confiance en soi en plus de la forme de vos seins.

Et aussi au moment de la ménopause, quand les hormones nous chatouillent, Dame Nature peut nous jouer des tours avec des seins qui s’affaissent voire qui fondent.

Et c’est là qu’il faut prendre son temps, à la première consultation, pour bien détailler votre demande. J’analyserai avec vous vos seins :

  • leur forme,
  • la taille du sein mais surtout sa projection,
  • la taille de l’aréole et enfin
  • la position de l’aréole.

Ce sont bien ces quatre éléments qui vont vous amener à envisager un lifting mammaire.

Et l’intervention visera à :

  • redonner une forme en général « en pomme » aux seins,
  • réduire une aréole pour la recentrer sur le sein et
  • enfin redonner un volume en harmonie avec votre silhouette.

Aussi le chirurgien doit-il connaître et pratiquer les différentes techniques, pour les « marier ensemble » et ainsi optimiser votre résultat final.

Étape diagnostic de la ptose mammaire

Première question qui détermine l’arbre décisionnel : le volume est-il suffisant ? Ai-je besoin ou envie d’une prothèse ?

Deux possibilités :

  • le lifting (remonter, remodeler les seins) sans prothèse,
  • ou lifting AVEC prothèse.

Sur cette page nous parlerons du lifting AVEC prothèse, car les seins ont fondu, ils sont TROP PETITS et ils semblent AFFAISSÉS.

Première possibilité diagnostic :

L’aréole et le mamelon sont bien au centre du sein et regardent bien « face à la route ». Les seins tombent du fait du vide de l’étui cutané.

Dans ce cas, il « faut juste remplir » l’étui cutané vidé. C’est une augmentation mammaire par prothèse en silicone qui va « LIFTER » toute seule le sein et LE REMONTER. Et la prothèse va permettre véritablement « d’épanouir le sein et l’aréole » et lui redonner un effet glamour. Souvent les patientes viennent avec une photo de leurs seins pendant la grossesse et me redemandent « ces seins-là » ! Sans « le bidou » en dessous !

Il s’agit alors d’une augmentation mammaire par prothèses en silicone sans cicatrice en T, sans lifting mammaire.

Les seins ont PERDU LEUR VOLUME et sont TOMBANTS, AFFAISSÉS, RELÂCHÉS : deux interventions en une sont nécessaires :

  • redonner du volume avec une prothèse qui donnera le galbe du sein,
  • et recentrer, remonter l’aréole et ainsi redraper l’étui cutané pour recentrer l’aréole sur le sein et le remonter (d’où, en anglais, « lifter » !) avec un lifting mammaire à trois cicatrices que nous allons développer plus loin.

Quelle place pour le lipomodelage avec injections de votre propre graisse ?

Là, j’en appelle à votre logique féminine !

Une injection de graisse, même dans le haut du décolleté, va faire comme le sein lui-même (qui est glandulaire mais surtout graisseux) et cette même graisse va redescendre dans le fond de l’étui cutané du sein et ne donnera jamais le « glamour » de la jolie prothèse dans le décolleté, c’est-à-dire le quadrant supérieur du sein.

Et en plus, à la moindre variation de poids, tout se perd ! Un lipomodelage donne à peine une demi-taille de bonnet en plus ! En général, dans les ptoses qui nécessitent un implant, vous cherchez plus qu’une demi-taille de bonnet et surtout vous recherchez du glamour dans le quadrant supérieur.

Intervention de lifting mammaire avec prothèses

L’augmentation mammaire avec lifting : êtes-vous prête ?

La décision de recourir à une augmentation mammaire avec lifting est un cheminement personnel important qui ne doit jamais être pris à la légère. Pour aborder cette intervention dans les meilleures conditions, deux critères sont essentiels : une excellente santé générale et, surtout, des attentes réalistes face aux résultats et aux réalités de la chirurgie.

Une démarche purement personnelle. Cette décision doit venir de vous, et de vous seule. Elle ne doit jamais être dictée par la pression de l’entourage, même le plus bienveillant. De même, je déconseille fortement de planifier une intervention dans l’immédiateté d’un bouleversement émotionnel ou d’un chagrin d’amour. Prenez le temps de traverser l’émotion vive ; le temps de la réflexion objective viendra ensuite, pour vous mener vers la sérénité nécessaire à l’opération.

Contre-indications et facteurs de risque

Votre sécurité est ma priorité absolue. Certaines situations médicales nécessitent une vigilance particulière ou peuvent représenter des contre-indications :

  • Les troubles de la coagulation ou des antécédents de mauvaise cicatrisation.
  • Le tabagisme : il altère significativement le processus de guérison et augmente les risques de complications post-opératoires. Un sevrage est donc vivement recommandé.
  • Le bilan mammaire préalable : toute découverte d’une lésion atypique lors de la mammographie ou de l’échographie de contrôle devient la priorité absolue et suspend tout geste esthétique.

Une discussion ouverte, transparente et honnête concernant vos antécédents médicaux et votre mode de vie est le fondement d’une chirurgie réussie.

1 – Le déroulement de l’intervention

Le jour J, nous nous retrouvons directement au bloc opératoire. Tout est mis en œuvre pour que vous vous sentiez en totale confiance.

  • Les derniers préparatifs en salle : après une vérification rigoureuse de votre identité par moi-même et toute mon équipe, je réalise les tracés pré-opératoires sur votre peau — ce que j’appelle affectueusement le « patron de couture ».
  • Un dernier moment d’échange : c’est l’occasion de revalider ensemble les choix faits en consultation : la taille de votre futur bonnet, la forme souhaitée pour vos seins, et la stratégie concernant les cicatrices du lifting pour recentrer harmonieusement l’aréole.
  • L’endormissement : le médecin anesthésiste vient ensuite valider les derniers paramètres cliniques, puis procède doucement à votre endormissement.

La technique au bloc : la position semi-assise

Je réalise l’intervention en vous installant en position semi-assise.

Pourquoi ce choix ? Lorsque vous êtes totalement allongée (comme à la plage), les volumes des seins s’étalent et se ressemblent tous. C’est en position semi-assise que la poitrine « se révèle » véritablement dans sa dynamique naturelle. Avec l’aide de mon assistant(e) opératoire, je vous installe minutieusement, les bras le long du corps.

2 – Où sont posées les prothèses mammaires ? Devant ou derrière le muscle ?

Les prothèses sont posées soit derrière la glande mammaire (soit rétro-glandulaire, c’est-à-dire finalement pré-musculaire), ou derrière le muscle pectoral (rétro-musculaire, qui est l’équivalent du Dual Plan).

Pourquoi le Dual Plan ? Le muscle pectoral, muscle de la paroi thoracique, couvre anatomiquement les deux tiers interne et supérieur du sein, mais pas la partie inféro-externe. Avec cette technique, la prothèse est rétro-musculaire en supéro-interne pour le décolleté — ce que l’on recherche le plus ! — et dans la partie inféro-externe, elle est juste rétro-glandulaire, zone où existe dans la majorité des cas la glande.

Le but fondamental est que cet implant soit le plus dissimulable au regard des autres, que vous puissiez retrouver un décolleté le plus naturel possible, et enfin que vous puissiez l’oublier ! Être bien dans sa peau et dans sa tête passe par ce sur-mesure invisible.

Une vision à long terme. En plaçant la prothèse devant le muscle, certains chirurgiens se facilitent la vie : c’est plus rapide et plus facile. Mais au fil du temps, d’abord à la fonte des œdèmes post-chirurgicaux (entre 3 et 6 mois), la prothèse peut déjà se voir avec ses plis dans le décolleté. Surtout, avec les années, la graisse et la glande sous-cutanées s’amincissent, et là, les prothèses se voient encore plus.

Dans ma pratique exclusive, mon exigence et ma recherche pour vous restent constantes : obtenir le résultat le plus discret, le plus naturel pour vous, et le plus durable. Il faut qu’en une seule et première intervention, vos prothèses soient bien positionnées.

3 – Les cicatrices, où sont-elles ?

Si on n’a pas besoin de remonter l’aréole, on est dans la situation d’une augmentation mammaire simple.

La cicatrice dépend de « la voie d’abord », c’est-à-dire de la zone par laquelle le chirurgien va insérer la prothèse. Mon exigence est qu’elle soit la plus discrète possible, mais elle doit rester suffisamment grande pour laisser passer la prothèse sans l’abîmer, tout en me permettant de bien visualiser les petits vaisseaux qui saignent. En fonction de votre anatomie et de vos désirs, nous la choisirons ensemble.

La cicatrice peut être :

  • Dans le sillon sous-mammaire, en externe, dans l’ombre du bras. Je n’aime pas la cicatrice sur l’axe de 6 heures au milieu du sillon sous-mammaire, car elle se voit trop en position allongée.
  • Le plus souvent, au bord inférieur de l’aréole. C’est l’idéal pour être au mieux pour centrer la prothèse dans l’étui cutané.

Mes convictions sur la voie axillaire (sous le bras). Je n’ai jamais utilisé, en 25 ans de carrière, la cicatrice sous le bras (axillaire). Elle oblige à avoir les bras en croix lors de l’opération, ce qui modifie tous les repères anatomiques — en particulier ceux du sillon sous-mammaire. De plus, cette zone doit impérativement rester vierge pour la recherche du ganglion sentinelle dans le cadre d’un cancer du sein. J’ai des convictions chirurgicales fortes, et j’en suis fière !

Le cas du lifting mammaire

Mais pour faire le lifting mammaire, c’est-à-dire :

  • recentrer et remonter l’aréole sur le sein,
  • réduire la taille de l’aréole si celle-ci est distendue,

je dois enlever la peau en excès qui fait que le sein tombe. C’est pour cette raison qu’il y a trois cicatrices en T inversé pour recentrer l’aréole du sein sur ce nouveau volume mammaire et redonner une « forme naturelle en pomme ».

C’est de la « haute couture » car je m’adapte à vous, à votre silhouette, et je pratique pour chacune ce lifting selon votre demande. C’est bien sur votre corps que je façonne, votre sein, et je ne pars jamais sur un schéma identique pour tout le monde (comme dans le prêt-à-porter !). Pour cela, j’ai plusieurs techniques issues de mon expérience de 25 ans de cette intervention et de ma pratique quotidienne.

4 – Le laser sur les cicatrices

Pour encore améliorer vos cicatrices, je vous ai proposé l’option du laser chirurgical.

En fin d’intervention, alors que vous dormez encore quelques minutes, je garde mes gants et je flashe vos cicatrices à leur tout début de cicatrisation afin de limiter au maximum leur inflammation. L’appareil, via une cellule photoélectrique, me donne l’intensité du laser parfaitement adaptée à votre type de peau. Cela permet de réduire les tensions et d’améliorer significativement la qualité, l’épaisseur et la largeur de vos futures cicatrices.

C’est cette exigence technique, alliée aux micro-sutures sous-cutanées, qui fait toute la différence pour sublimer votre résultat.

5 – Le pansement au bloc

Du fait de vous opérer en position semi-assise avec une prothèse parfaitement positionnée sous le muscle pectoral en Dual Plan, le pansement post-opératoire immédiat n’a plus aucune vertu mécanique. Il n’a surtout pas celle de faire descendre les prothèses, ni de servir de contention.

Il est simplement là pour se poser délicatement et « cacher » les cicatrices.

  • Un dispositif très léger : le pansement est donc extrêmement léger, sans aucun Elastoplast à l’ancienne.
  • Le choix du Micropore : les cicatrices sont juste recouvertes par du Micropore®.

Grâce à cette approche, le retrait du pansement est un geste simple, fluide et totalement indolore. Vos cicatrices sont étanches dès la 6e heure post-opératoire, ce qui vous laisse libre de prendre vos douches quotidiennes en toute sérénité.

6 – Les prothèses mammaires

Quelle taille et quelle forme pour les prothèses ?

Le choix de la prothèse, tant pour le VOLUME que LA FORME, est une décision cruciale qui influence directement le résultat final.

Il est basé sur une évaluation minutieuse de votre anatomie :

  • la largeur de la poitrine,
  • la distance entre le bord inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire,
  • la qualité de la peau et la quantité de tissu mammaire existant,
  • l’harmonie générale de votre silhouette et une compréhension claire de vos attentes.

Il s’agit finalement d’une équation complexe, pour laquelle mes 25 ans d’expérience sur cette hyperspécialisation exclusive du sein me rendent bien service ! L’objectif est d’atteindre un résultat harmonieux et parfaitement proportionné à votre silhouette, selon vos désirs.

Un outil pour vous projeter. Sur les photos « avant-après » de mon site, j’ai pris soin de vous indiquer les références des prothèses utilisées afin de vous aider à vous projeter. Mais c’est bien en consultation, ensemble au cabinet, que nous travaillerons sur ce sujet essentiel. En résumé, le seul volume ne suffit pas, c’est bien trop réducteur : il faut conjuguer ensemble le profil (la forme de la prothèse) et le volume.

Le choix de la technologie : des prothèses ergonomiques

Toutes les prothèses que j’utilise sont ergonomiques. Le silicone à l’intérieur est extrêmement souple : de profil, l’implant s’adapte à la forme naturelle de votre sein et prend une forme en « goutte d’eau », tout en restant strictement une prothèse ronde. Cela nous permet d’éviter les lourds inconvénients et les risques de rotation des prothèses dites « anatomiques ».

Selon vos objectifs anatomiques, nous adaptons les profils :

  • Les profils moyens (pour la majorité d’entre vous) : on choisit le Moyen-Simple ou le Moyen-Haut en fonction de la base du sein et du bonnet voulu, avec des volumes allant généralement de 250 à 350 cc.
  • Les profils hauts (pour un vrai décolleté pigeonnant) : pour une poitrine volumineuse, assumée et visible, je choisis une prothèse Profil « Haut » XP ou « Très Haut » XXP avec des volumes allant de 340 cc à plus. Mais attention : un sein qui est déjà tombé retombera beaucoup plus vite sous l’effet d’une prothèse trop lourde, comme « la pomme au bout de la branche ».
  • Les petits thorax (de 75 à 85 de tour de dos) : on DOIT impérativement respecter la base naturelle du sein et la reporter sur le choix de la prothèse. Dans ce cas, je privilégie plutôt des volumes de 230 à 275 cc.

Comment faire un essai des volumes de prothèse ?

La technique du sac de riz

Il y a la technique avec « les grains de riz » dans un sac pour tenter d’estimer le volume en centimètres cubes de la prothèse que vous désirez, et ainsi vous projeter. Le principe est simple : 200 cc de riz dans un sac peuvent correspondre à 200 cc d’une prothèse ! (Mais évidemment, ces « centimètres cubes » artisanaux ne vous donnent pas la forme finale de la prothèse, c’est-à-dire son profil haut, bas ou moyen.)

En pratique, chez vous :

  • Prenez deux sacs en plastique de type congélation.
  • Mettez un volume de riz de 400 cc de chaque côté, puis placez-les dans votre soutien-gorge.
  • Observez-vous dans le miroir, puis enlevez le riz par paliers de 50 cc jusqu’à obtenir le résultat voulu. Sachez qu’une différence visuelle notable se voit à partir de 50 cc au minimum.

Mon conseil pour cet essai : il faut bien placer ces sacs dans un soutien-gorge de sport souple ou dans une brassière. Cela permettra au riz dans le sac de bien prendre sa place naturelle autour de votre sein ! Cet exercice à la maison peut vous guider, mais il ne remplacera jamais notre consultation à laquelle j’attache une importance capitale.

Les essais à la consultation

Lors de notre rendez-vous au cabinet, nous passerons aux essayages réels. Pour cela, je vous demande de respecter des consignes très précises :

  • Venir avec un soutien-gorge souple à triangle (sans armature) ou une brassière.
  • Choisir impérativement une couleur blanche (le noir efface tout et fausse les volumes).
  • Porter un t-shirt blanc, un peu moulant.

Nous essaierons ensemble des prothèses et nous analyserons les photos de ce dont vous avez envie. Ce travail d’équipe est primordial : il vous permet de faire « le chemin » vers votre nouvelle silhouette dans les jours qui précèdent l’intervention. C’est indispensable pour vous préparer sereinement à votre nouveau « moi » ! Sinon, le réveil au bloc pourrait être brutal.

Importance d’un bilan pré-opératoire complet

Votre sécurité est la condition sine qua non de toute chirurgie.

  • La consultation d’anesthésie : avant l’intervention, vous rencontrerez mon anesthésiste, le Docteur Saada. Il prendra en compte avec la plus grande rigueur vos antécédents chirurgicaux, vos traitements anciens ainsi que ceux en cours. À l’issue de cette consultation, il vous prescrira une prise de sang complète.
  • Le bilan radiologique : pour ma part, en fonction de votre âge et de vos antécédents personnels et familiaux, je demande systématiquement une échographie mammaire, complétée plus ou moins d’une mammographie. Ce bilan radiologique est essentiel. Il doit obligatoirement dater de moins d’un an, car la découverte d’une éventuelle lésion doit toujours être prise en charge en priorité, avant tout geste esthétique.

Les suites opératoires

La douleur

Les patientes sont parfois douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les prothèses choisies sont volumineuses. Mais rassurez-vous, cela ne dure que 12 à 36 heures et toute l’équipe a une grande habitude de vous entourer et de vous soigner.

  • La gestion de la douleur au bloc : lors de sa consultation, l’anesthésiste (le Docteur Saada) vous expliquera en détail le principe de la pompe à morphine (PCA) que vous pourrez utiliser si vous le jugez nécessaire.
  • Rester « maître de soi » : c’est un système extrêmement efficace. C’est vous, et vous seule, qui gérez votre douleur en appuyant sur le bouton de la perfusion, ce qui vous permet de toujours rester maîtresse de vous-même. Il n’y a aucun risque d’accoutumance, contrairement à certaines idées reçues, alors soulagez-vous !

Cependant, pour beaucoup d’entre vous, cette pompe n’est pas nécessaire. C’est avec le sourire que je vous retrouve dès le lendemain matin lors de ma visite.

Les œdèmes

Oui, il y a des gonflements (c’est-à-dire de l’œdème), parfois des bleus (ecchymoses en langage médical) et une gêne en levant le bras. Ce sont des manifestations tout à fait fréquentes et normales à ce stade.

Le premier pansement

Pour ma part, depuis 25 ans, je ne réalise jamais aucun pansement compressif, et surtout pas d’Elastoplast compressif. J’utilise simplement quelques compresses légères au bloc.

Le protocole de la douche dès le lendemain. Dès le lendemain matin, une infirmière vous accompagne à la douche. Vos cicatrices sont parfaitement étanches depuis la sixième heure post-opératoire ! Elle vous refait ensuite un pansement très léger avec du Micropore®, juste collé sur la cicatrice, pour que vous ne l’ayez plus sous les yeux.

Vous garderez ce pansement beige entre 7 et 10 jours, tout en continuant à vous doucher quotidiennement. C’est un protocole d’une grande simplicité qui a largement prouvé son efficacité : son changement est très facile, totalement indolore et donc particulièrement rassurant pour les patientes qui l’apprécient beaucoup.

Durée de l’hospitalisation et de la convalescence

La durée de l’hospitalisation varie généralement d’une journée pour une augmentation par prothèses avec lifting du sein, à un séjour encore plus court en ambulatoire pour un simple changement de prothèses.

La nuit à la clinique n’est nécessaire que pour celles qui le souhaitent. C’est avant tout l’occasion idéale pour chacune d’entre vous de se poser au calme, de se respecter, et de profiter de ce moment suspendu pour digérer sereinement le premier temps post-opératoire immédiat.

Le soutien-gorge

Il faudra porter un soutien-gorge nuit et jour pendant 4 semaines. Mais attention : ce soutien-gorge ne doit surtout pas vous gêner, ni vous serrer.

Encore une fois, c’est au cours de l’intervention, et grâce à votre bonne position assise sur la table d’opération, que nous plaçons les prothèses au bon endroit. Ce n’est donc pas le soutien-gorge qui modifie ou modèle vos seins ! Il est simplement là pour vous soulager, vous soutenir et vous protéger de vos appréhensions.

Les fils de suture

La plupart du temps, les fils de suture sont internes et résorbables. Dans le cas contraire, je les retire moi-même tout doucement lors de notre consultation post-opératoire de contrôle.

Mes belles cicatrices, se verront-elles ?

Les cicatrices évoluent pendant au moins un an. Au départ, elles sont particulièrement fines, telles que je les ai tracées au bloc. Puis, c’est VOUS qui cicatrisez.

L’évolution naturelle suit un calendrier précis :

  • Vers le 3e mois : la cicatrice atteint son point inflammatoire culminant. Elle est alors bien rouge.
  • Pendant les 6 à 9 mois suivants : elle conserve cet aspect transitoire.
  • Au-delà : elle finit par blanchir et s’estomper.

C’est l’histoire naturelle de la réparation cutanée : une cicatrice ne se juge définitivement qu’entre un an et 18 mois après l’intervention.

Un phénomène imprévisible et individuel. La cicatrisation reste un phénomène en partie imprévisible et aléatoire. Je réalise la suture, mais c’est votre corps qui cicatrise, plus ou moins bien en fonction de la nature de votre peau, des traitements reçus (la radiothérapie, par exemple, nuit à la bonne évolution des tissus) et de votre hygiène de vie.

Sur ce point, le tabac est un très mauvais camarade. En cas de tabagisme, même passif, la cicatrisation devient encore plus aléatoire, avec des risques réels de nécrose cutanée et une réparation beaucoup plus longue. Au final, les cicatrices des patientes fumeuses sont souvent plus rouges et plus inflammatoires. Nous aurons bien sûr l’occasion d’en parler ensemble.

Ma part du travail : l’exigence technique

De mon côté, je fais évidemment ma part du travail avec la plus grande rigueur technique :

  • L’art du surjet : je privilégie les surjets, où le fil court tout le long et à l’intérieur de la cicatrice pour être le moins visible possible, à la manière d’un ourlet invisible en couture.
  • Le minimum de nœuds : j’effectue le moins possible de nœuds internes, car ils sont susceptibles de provoquer de petites nécroses ou des traces.
  • Les micro-sutures : j’ai le privilège d’utiliser des « micro-sutures sous-cutanées » résorbables qui viennent soutenir les berges de la peau et améliorer en profondeur la qualité future de vos cicatrices.
  • Le protocole Micropore® : j’utilise depuis 20 ans des pansements de type Micropore®, collés à même la peau. On les garde 5 jours, on se douche, on se sèche, et on vit facilement avec eux sans y toucher.

L’arrêt de travail

En chirurgie esthétique, il n’y a pas d’« arrêt de travail » officiel délivré. En revanche, une interruption de votre activité professionnelle est indispensable et doit être adaptée en fonction des exigences de votre métier.

Je recommande systématiquement cinq jours de repos complet, bien tranquilles, où vous vous laisserez chouchouter par votre entourage. Après cette première phase, la reprise de vos activités pourra se faire de manière progressive. Nous aurons bien sûr l’occasion de planifier cela ensemble lors de notre consultation.

Ce qu’il ne faut absolument pas faire :

  • Conduire : le muscle pectoral ayant été sollicité par l’opération, la conduite automobile est à proscrire les premiers jours.
  • Les efforts du quotidien : ménage, repassage, déplacements inutiles ou port de charges lourdes doivent être évités. Ces mouvements brusques ou répétés peuvent induire des épanchements lymphatiques autour de l’implant et compromettre gravement le résultat de l’intervention. Dans certains cas critiques, cela pourrait même m’obliger à retirer précocement la ou les prothèses.

Le repos est une clé majeure de votre guérison ; vous retrouverez d’ailleurs le détail de ces consignes sur ma fiche de conseils de sortie.

La reprise du sport

Pour protéger efficacement la prothèse fraîchement positionnée derrière le muscle pectoral — qui se retrouve temporairement fragilisé et sensible —, il faudra observer une éviction sportive de 45 jours. Évidemment, la marche à pied reste possible (et même conseillée) beaucoup plus tôt, à condition d’écouter votre corps.

Toutes ces recommandations sont générales et restent bien entendu modulables au cas par cas, en fonction de la récupération de chacune.

Et un détail qui n’en est pas un…

Une jeune maman opérée peut tout à fait continuer à prendre son bébé dans les bras ! Il faut simplement une tierce personne pour lui déposer délicatement l’enfant au creux des bras. C’est le geste de se pencher en avant pour l’attraper au sol ou dans son berceau qui sollicite trop le grand pectoral et risque de lui jouer des tours.

Les câlins restent donc tout à fait possibles, et ils sont même indispensables pour le moral du bébé et de sa maman !

Photos de patientes : Cure de ptose mammaire avec augmentation par prothèse

Zoé

Juste après son bac, Zoé me consulte pour une augmentation mammaire. La voici 10 ans plus tard, pour une visite de courtoisie après deux grossesses malgré un petit début de ptose qui a son charme. Ses prothèses rondes lui plaisent toujours autant. Un contrôle par mammographie montre qu’elles sont en bon état. On attendra encore un peu pour les changer.Prothèses rondes de 320 cc profil moyen haut
Augmentation de
320 cc

Caroline

Timidement Caroline m’avoue ne pas assumer ses trop petits seins qui en plus dit elle «  tombent tristement » J’ai choisi avec Caroline des prothèses rondes ergonomiques Profil Moyen de 225 CC, en rétro musculaire, en dual plan pour les cacher au mieux, chez cette jeune femme mince. « C’est tellement merveilleux de pouvoir avoir des formes douces m’ a-t-elle dit malgré ma minceur »
Augmentation de
225 cc

Témoignage de patientes : opération ptose mammaire avec augmentation par prothèse

Libérée, délivrée, décoletée
« Pourquoi serais-je obligée de vivre
avec ce complexe alors qu’il peut être
corrigé ? Attendre c’est cumuler
des complexes et des regrets. »

Photos de patientes : cure de ptose par lifting avec prothèse

Pauline

Pauline vient me voir de la part d’une amie que j’ai opérée et me dit : « J’ai honte de mes seins, et pourtant j’ai déjà eu une intervention. Ils sont pires qu’avant, les cicatrices sont horribles et leur forme me désespère. » Par une réintervention, en ambulatoire et sans drain, j’ai pu changer les implants et en choisir de plus adaptés à sa morphologie : des profil bas de 240 cc. Et surtout, je me suis appliquée sur le remodelage de l’étui cutané pour lui donner des seins « en pomme », et à soigner aussi mes sutures et à bien appliquer le laser Urgotouch. À gauche, par la petite cicatrice rose du dessus, j’ai fait une petite lipoaspiration sous le bras, où se cachait un lipome qui la gênait. Et maintenant Pauline assume parfaitement son décolleté et n’a plus peur de ses cicatrices.
Augmentation de
240 cc